Alfred de Grazia: from political science to quantavolution

Two articles which I wrote on Alfred's ideas and personal intellectual trajectory (June-August 2016) based on "Toronto Conference" speech.

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Emmanuel Todd: three interviews

Emmanuel Todd
From October 2014 to July 2016, I have translated three lengthy interviews of Emmanuel Todd, which seem to me of capital importance:
October 2014: on Europe and Germany
March 2016: on the Refugee Crisis
July 2016: on the Brexit

Je viens de publier deux articles (en anglais) sur Q-MAG.org consacrés à l'évolution de l'oeuvre et des idées d'Alfred sur presque huit décennies.

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Deux ans ont passé depuis la mort d'Alfred (13 juillet 2014). Je reprends ce blog.

Two years have gone by. I am picking up this blog again.


Madeleine en Marianne

Madeleine Conrad, épouse Hueber. Pendant plus de six décennies, toute ma vie, puisqu'elle est ma marraine, j'ai connu cette femme, ma tante, épouse de mon oncle maternel. J'étais restée ignorante de sa dimension héroïque, et de celle de son père, qui remontent au deux guerres mondiales. Il a fallu que je leur rende visite, à elle et à mon oncle, à l'occasion du 90ème anniversaire de ce dernier, et que l'on sortît les vieilles photos, et que je pose les questions que je n'avais jamais songé à poser...


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Philippe Richer: Dans Tous Mes Etats - Un Itinéraire Français

Vient de paraître: Les Indes Savantes, février 2013
Note de lecture

Paris - Buchenwald - Pierre Mendès-France - Hanoi - le Conseil d'Etat... et le tango...

De Gaulle und Adenauer, 1963

Fünfzig Jahre deutsch-französischer Vertrag: ein Fest der Leere?

von Jacques Sapir

Die Gedenkfeier zu den 50 Jahren des Elysées-Vertrages gaben zu vielen Hyperbelen über die "Französisch-Deutsche Freundschaft" Anlass, warfen aber auch viele Fragen auf. Rechts und Links hat es gedämmert, daß eine gewisse Epoche vorüber ist. Wirkt eine Nostalgiewelle fördernd auf die Umfragewerte, kann sie dennoch eine richtige Politik nicht ersetzen.

Es bleibt unbestreitbar daß in dem historischen Kontext, in dem er unterzeichnet wurde, dieser Vertrag von riesiger Bedeutung war .../...
(meine Uebersetzung)

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Jacques Sapir: Russian Diplomacy between Asia and the Euro

translated by Anne-Marie de Grazia, (29 October 2012)

Moscow, Valdai Club meeting, October 25, 2012

27 October 2012

The discussions which took place in Moscow on October 24 and 25 in the frame of the "Valdai Club" and which the author attended allowed to clarify a certain number of issues concerning Russian diplomacy. Not the least of these, stated by M. Andrei Pushkov (President of the Foreign Affairs Commission at the Duma) as well as by M. Serguei Ivanov (former Minister of Defense and presently head of the Presidential Administration) was that Russia would from now on be stressing what we call "soft power." Indeed, both of them declared that the elements of military power, if they remained important in localized crises, had lost some of their significance to the benefit of elements of economic power, but also of political and cultural influence. This confirms an important evolution in Russian diplomacy. It implies the development of an "economic diplomacy," the goal of which is not merely to reinforce the positions of Russia, but which will also allow it to establish important relationships in the economic as well as in the political domain. This goes way beyond what has been called in recent years "the diplomacy of oil and gas".

As matters stand, this economic diplomacy of Russia is presently undergoing important changes. It is not wrong to consider that it is oscillating between attraction towards Asia, and more specifically towards the Asia-Pacific zone, and disappointment in regard to Europe, as concretized in President Putin's severe assessment of the Euro crisis. It is important, from the standpoint of European countries such as France, to be aware of these, if they don't want to find themselves relegated within a few years into a position of little importance.
(.../...)

Adieu, Galini!

Fermée et conamnée: "Galini" de Naxos, une des plus jolies et utiles tavernes des Cyclades

Au mur: une citation de Lord Byron: "Celui pour qui l'argent est tout fera n'importe quoi pour de l'argent." Et une autre: "Qui choisit la liberté a bien choisi."

Ouverte midi et soir, été comme hiver, pas chère, servant une bonne nourriture locale, dans le quartier le moins touristique, entre un magasin d'électronique et une épicerie, ornée d'authentiques peintures murales d'un charme fou, populaire en diable, refuge des travailleurs et des autochtones... L'une des dernières tavernes où l'on se rendait à la cuisine pour soulever les couvercles des casseroles afin de faire son choix...

Jacques Sapir: Griechenland - hässliche europäische Politik

Die Spannung steigt in Griechenland. Die Aussage von Lucas Papademos, dem scheidenden Ministerpräsidenten, über einen möglichen Ausstieg aus dem Euro hat einen schon seit Tagen klaren Trend lediglig bestätigt.

Griechenland benötigt dringend eine Neuverhandlung des "Memorandums," um die Bedingungen zu lockern und die Fristen zu verlängern. Das Land kann die ihm aufgesetzten Verpflichtungen nicht erfüllen, das ist offensichtlich, und man müsste es wohl wissen...

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Tony Judt: éditorial du 22 avril 2007

En fouillant dans mes papiers, je suis tombée sur cet éditorial du New York Times du 22 avril 2007, une sorte d'article nécrologique sur la présidence de Jacques Chirac que j'avais traduit à l'époque pour mes amis. Il est signé par l'historien anglo-américain Tony Judt (1948-2010), auteur du monumental Après-Guerre: Histoire de l'Europe depuis 1945 (Librairie Armand Colin), homme de gauche et de conscience s'il en fut, et que nous saluons bien bas! il m'a semblé opportun de publier cette traduction qui nous permet d'évaluer comment nous étions perçus alors, ainsi que les dégâts subis depuis...

La France regarde vers l'avenir, et il n'a pas bonne mine

Emmanuel Todd: Frankreich ist nicht Deutschland - dies hervorzuheben ist nicht Germanophobie

Interview in der Zeitschrift "Marianne," 13. Dezember 2011

(übersetzt von Anne-Marie de Grazia)

(.../...) Aber Sarkozy hat doch in Toulon vom deutschen Trauma gesprochen, der mit der Hyperinflation der Zwanzigerjahre verbunden sein soll.
Aber gerade das ist doch interessant! Man spricht von einem psychischen Trauma. Die einzige deutsche Besonderheit, die wir im Stande sind, aufzugreifen, ist pathologischer Art! Die, die Germanophobie bekämpfen sollten, scheinen von einer Wahrnehmung gelähmt zu sein, Deutschland sei ein Schwerkranker, den man nicht aufrütteln darf, vor Angst einen noch schlimmeren Ausrutscher auszulösen... Nicolas Sarkozy und die, die denken wie er, daß man Deutschland schonen muss, sind in der zwielichtigen Geschichte Europas gefangen geblieben. Sie sind nicht im Stande, einzusehen, daß es sich um ein normales Land handelt, das aber eben anders ist, mit seinen Trümpfen und Nachteilen, ein Land welches die - übrigens französische - Entwerfer der Einzelwährung versehentlich in eine dominierende Lage gezwungen haben, in der es sich nicht unbedingt befinden wollte. Deutschland profitiert von dieser Lage weil niemand es wagt, dagegen etwas zu sagen. Befreit man sich von der Deutschlandneurose der französischen politisch-wirtschaftlichen Eliten, gelangt man in eine normale Weltanalyse zurück: da walten ökonomische und strategische Machtbeziehungen, wo wir eine spezifische deutsche Strategie sich entfalten sehen, die ohne Rücksicht auf die europäischen Partner elaboriert wird.
Zum Beispiel: ohne jede vorherige Abstimmung, wenn doch diese Frage ein ganzes Kontinent betrifft, entscheidet sich Deutschland, auf die Atomenergie zu verzichten. Diese Politik setzt ein strategisches Verständnis mit Russland voraus das niemand, vor allem nicht die Grünen, in der öffentlichen Debate erwähnt.
Es gibt eine regelrechte französische Neurose, was Deutschland betrifft, eine Unfähigkeit, Deutschland ins Auge zu fassen, die es untersagt gewahr zu werden, in wie weit Deutschland eine einzigartige Strategie entwickelt, die von jeglicher Idee einer europäischen Solidarität entfernt ist.
(.../...)

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"Let the rich pay for the crisis" - Naxos, Greece, July 2010

Lettres de Kharkov

En mai 2007, toujours l'esprit pionnier, Alfred, mon mari, alors âgé de 88 ans, s'est rendu à l'Institut de Cryobiologie de l'Académie des Sciences d'Ukraine, à Kharkov, pour y recevoir une injection de cellules-souches destinée à le revigorer. De partout, les politiques et les médias nous infligent des controverses hypocrites au sujet des cellules-souches, problème d'éthique hystérisé dans le présent, promesse de miracles dans un avenir qui tour à tour se rapproche et se recule. Sachant qu'il ne pouvait espérer de voir jamais le dénouement de cette charade, Alfred décida de faire un essai par lui-même. Au bout de quelques heures de recherche sur son ordinateur, il découvrit l'Institut de Cryobiologie de Kharkov, avec lequel il tenta de se mettre en rapport. L'Institut de Cryobiologie réagit avec plus de surprise que d'empressement. Finalement, au bout de deux mois, on accepta de nous voir.(...)

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Alfred de Grazia devant le monument à la gloire de la participation estudiantine à la défense de Kharkov, Ukraine, ville la plus âprement disputée lors de la Seconde Guerre Mondiale, capturée deux fois par la Wehrmacht, deux fois reprise par l'Armée Rouge.

Je viens de publier deux articles (en anglais) sur Q-MAG.org consacrés à l'évolution de l'oeuvre et des idées d'Alfred sur presque huit décennies, depuis qu'il entra en 1934, avec une carte "enfant" pour les transports communs, à l'Université de Chicago, où s'élaborait alors la Nouvelle Ecole des sciences sociales américaines. Ces articles, remaniés, représentent en fait un discours que je devais donner en inauguration d'une conférence à Toronto en mai 2016, à laquelle je ne me suis pas rendue.

Part One

Part Two